Six menaces sanitaires mondiales à surveiller en 2026
Un rapport de Gavi identifie six menaces majeures pour la santé mondiale en 2026, des épidémies liées aux conflits à l’émergence de pathogènes inconnus.
Un rapport de Gavi identifie six menaces majeures pour la santé mondiale en 2026, des épidémies liées aux conflits à l’émergence de pathogènes inconnus.
Avec 80,1 % de la population favorable à la vaccination en général, le Baromètre de Santé publique France 2024 rapporte un recul de près de 3 points de l’adhésion à la vaccination par rapport à 2021. Derrière ce chiffre, les données révèlent des écarts sociaux marqués et une réticence «sélective» en hausse, en particulier contre le vaccin contre le Covid-19. Mais le rapport aux vaccinations s’enchâsse dans les rapports de la société à l’univers politique, en particulier dans la confiance envers les institutions, en premier lieu envers la science.
Première étude de cette ampleur conduite en Iran, une enquête bio-comportementale publiée dans Lancet HIV rapporte une prévalence VIH de 4,2% parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH). Selon l’analyse statistique, le travail sexuel et l’expérience carcérale doublent chacun le risque de séropositivité, tandis que la cascade de prise en charge s’effondre entre le diagnostic et la suppression virale.
L’Éthiopie a officiellement déclaré la fin de son tout premier épisode de fièvre de Marburg. L’annonce, faite le 26 janvier 2026 par le ministère de la Santé, intervient après 42 jours sans nouveau cas — soit deux périodes d’incubation complètes — à la suite du dernier décès confirmé. Derrière ce signal encourageant se dessinent des enseignements importants sur la surveillance épidémique, la réponse communautaire et la gestion des maladies virales émergentes.
Après l’épidémie mondiale de 2022 liée au clade 2b, le mpox entre dans une nouvelle phase. Deux études européennes récentes documentent l’implantation du clade 1b en Europe, avec des transmissions sexuelles, intrafamiliales et même nosocomiales. Ces données confirment une diffusion interhumaine internationale désormais bien établie et posent à nouveau la question de la vigilance, du dépistage et de la vaccination, notamment au sein des populations les plus exposées.