Et si la régulation des drogues stimulantes cessait d’être un angle mort du débat public ? Alors que les politiques répressives montrent leurs limites, un nouveau guide international propose d’explorer, sans tabou, des alternatives pour la cocaïne, la MDMA et les amphétamines. Présenté le 28 mai lors d’un webinaire avec Ruth Dreifuss, ancienne présidente de la Confédération suisse, et Catherine Delorme, présidente de la Fédération Addiction, ce travail collectif ouvre la voie à une réflexion pragmatique, centrée sur la santé publique, la réduction des risques et la lutte contre les marchés illégaux.
Le projet de loi « Ripost », adopté ce 25 mars 2026 en Conseil des ministres, prévoit de faire de l’usage de protoxyde d’azote un délit passible d’un an d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende. Pour les professionnels de l’addictologie, mobilisés sur le terrain auprès des jeunes, principaux consommateurs de protoxyde, cette mesure est dangereuse : elle risque d’éloigner les personnes des dispositifs de prévention et d’accompagnement.
Peurs infondées, confusions sur les modes de transmission, malaise face aux personnes séropositives : les idées reçues sur le VIH restent tenaces chez les jeunes. Un sondage OpinionWay pour Sidaction révèle un décalage persistant entre les avancées scientifiques et les perceptions sociales du virus.
Selon une note du Département d'État, l'administration Trump envisage de suspendre son aide aux personnes séropositives en Zambie si les autorités refusent un accord bilatéral sur ses minerais stratégiques. Un document qui met en lumière les méthode brutales de Washington pour tordre le bras aux pays africains.
Aux États-Unis, plusieurs États resserrent l’accès aux programmes publics qui financent les traitements contre le VIH. Une enquête du New York Times révèle que ces décisions, justifiées par la hausse des coûts et un financement fédéral stagnant, pourraient priver des dizaines de milliers de personnes d’un accès stable à leurs médicaments et fragiliser les efforts de santé publique.
En 2025, aucun traitement n’a démontré une efficacité certaine pour traiter un Covid long et l’ensemble de ses manifestations cliniques. La compréhension des mécanismes physiopathologiques qui sous-tendent la survenue d’un Covid long et l’expression de ses manifestations cliniques est donc primordiale.
Lors de son dernier conseil d’administration réuni à Genève les 12 et 13 février 2026, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a indiqué avoir obtenu 12 milliards sur les 18 milliards nécessaires pour mettre en œuvre son plan triennal 2026-2028.
La France devrait cette année, pour la première fois, diminuer sa contribution au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Une décision qui souligne le fossé grandissant entre ses déclarations officielles en faveur du multilatéralisme sanitaire et la réalité de ses engagements financiers.
Début février, une proposition de résolution européenne portée par le député (PS) Arthur Delaporte, « visant à sauvegarder et renforcer le financement en faveur de la lutte contre le VIH », a été examinée en séance plénière à l’Assemblée nationale. La résolution appelle la France et l’Union européenne à renforcer leur engagement financier dans la lutte contre le sida, notamment par une contribution accrue au Fonds mondial. Remaides revient sur les débats et le vote.
Dans une tribune parue dimanche 15 février dans Le Monde, la Société Française de Santé Publique et un collectif de 350 acteurs de santé publique se mobilisent pour dénoncer la réorganisation de Santé publique France.