Les migrants face au VIH
La France républicaine n’aime pas se voir diviser en sous-groupe. Pourtant, et sans en revenir à la notion problématique de “groupe à risques”, en matière de lutte contre le sida, il est essentiel de s’intéresser aux communautés touchées par le virus.
Ainsi, dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, en 2007, les personnes de nationalité étrangères représentent 40% des nouvelles découvertes de séropositivité en France, avec une différence importante liée au sexe 63% chez les femmes et 28% chez les hommes. Les personnes de nationalité étrangère ont de plus un accès plus tardif au dépistage et par conséquent bénéficient plus tardivement d'un accès aux traitements. Comment expliquer ces chiffres?
Tandis que la politique du gouvernement reste très critiquée par les associations, la sensibilisation au dépistage et à la prévention ainsi qu'à la vulnérabilité spécifique liée au genre est toujours d'actualité.
(La carte illustrant le dossier a été réalisée par le Crips Île de France et l'association Afrique Avenir.)


