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Les migrants face au VIH

La France républicaine n’aime pas se voir diviser en sous-groupe. Pourtant, et sans en revenir à la notion problématique de “groupe à risques”, en matière de lutte contre le sida, il est essentiel de s’intéresser aux communautés touchées par le virus.

Ainsi, dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, en 2007, les personnes de nationalité étrangères représentent 40% des nouvelles découvertes de séropositivité en France, avec une différence importante liée au sexe 63% chez les femmes et 28% chez les hommes. Les personnes de nationalité étrangère ont de plus un accès plus tardif au dépistage et par conséquent bénéficient plus tardivement d'un accès aux traitements. Comment expliquer ces chiffres?

Tandis que la politique du gouvernement reste très critiquée par les associations, la sensibilisation au dépistage et à la prévention ainsi qu'à la vulnérabilité spécifique liée au genre est toujours d'actualité.

(La carte illustrant le dossier a été réalisée par le Crips Île de France et l'association Afrique Avenir.)

Migrants : Une population fragilisée face au VIH

Les données issues de la surveillance épidémiologique reflètent clairement le risque accru d'infection par le VIH dans la population étrangère vivant en France. Avec, au 31 décembre 2007, un taux de découverte de séropositivité de 431 cas pour 100 000 habitants, les personnes originaires d'Afrique subsaharienne sont, de loin, les plus touchées par l'épidémie.

La question de la prise en compte
de l’origine

Déjà dix ans que les premières données sur la situation du sida parmi les populations étrangères ont été publiées en France. C'est en effet en 1999 que paraissait un rapport de l'InVS consacré à une analyse détaillée des cas de sida parmi les étrangers. Cette étude a constitué un tournant en nommant une nouvelle catégorie de population concernée par le sida : les étrangers. 

L’expérience d’ARCAT
auprès des migrants

A partir de 1999 et 2001, l'association ARCAT a initié des programmes de prévention auprès des communautés chinoise et latino-américaine, pour essayer de combler le manque de structures offrant des services d'information de proximité en mandarin et en espagnol. 

Migrants et VIH, des ressources sur Internet

Le web propose des adresses, des coordonnées et des publications pour continuer la réflexion et orienter les personnes de nationalité étrangère.