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Sénégal, ICASA, répression des homosexuels : Quelles responsabilités ?

Neuf homosexuels sont en prison dans le pays où s'est déroulé l'ICASA et où le thème de la minorité homosexuelle a été mis en avant.

Quelle est notre responsabilité (la communauté qui lutte contre le sida) dans le fait d'inviter les minorités discriminées à sortir au grand jour?
Que pensent les leaders de la lutte contre le sida en Afrique, des ONG, que font les institutions internationales?
Quelle est notre responsabilité de chercheurs de montrer la prévalence élevée dans des groupes aussi fragiles ?
Que doivent faire les agences qui fincancent des projets dans ces pays, y compris des projets de recherche ?
N'y avait-il pas des signes qui auraient pu nous prévenir de ce danger?
Que faut-il faire dans d'autres pays où la situation est similaire ?
Ces personnes doivent elles obtenir l'asile en Europe ?
A quoi a servi l'ICASA ?

Les réactions

Gays en Afrique

Le sujet est effectivement complexe et pose de nombreuses questions. Déjà, à Mexico, j'avais posé la question à Aides, qui a lancé le réseau Africagay: quelles sont les dispositions prises pour garantir la sécurité des personnes sorties "de l'ombre" et dont l'homosexualité est ainsi exposée à la population, dans des pays où l'homophobie est inscrite dans la loi?
Même si j'admets tout à fait que nos ONG se préoccupent de mettre en place des actions en direction des MSM, attention à ne pas enflammer des sentiments homophobes. Ce qui vient de se passer au Sénégal doit nous inciter à la prudence.
Nous ne pouvons pas forcément appliquer en Afrique les mêmes méthodes d'action, et le modèle de la visibilité homosexuelle à l'occidentale, née après les mouvements de libération des années 70, ne s'applique pas forcément non plus dans certains pays.
Je pense aussi que les institutions internationales et les gouvernements, qui donnent de l'argent aux pays du Sud, devraient leur demander de tout mettre en œuvre afin que les programmes à destination des MSM ne soient pas mis en péril.
Ce n'est que le début d'une réflexion.

Poursuivre la lutte

Je comprends tes commentaires Christophe, et c'est le souci en fait de chaque acteur engagé dans la lutte contre le sida en direction des homosexuels.
J'ignore sincèrement le modèle avec lequel il faut travailler.
Je sais en revanche que dans le cadre de notre collaboration avec Aides sur ce sujet (Sidaction a un projet commun avec en direction des homos d'Afrique francophone), eh bien nous avons choisi de faire ce que veulent faire nos partenaires d'Afrique. Dans les affaires qui ont éclaté lors des dernières années au Sénégal, au Cameroun, en Ouganda, ce sont des militants locaux qui ont pris des risques, je dirais de leur propre initiative avec un courage incroyable. Il s'agit bien de courage, car ils risquent beaucoup, on le voit à l'heure actuelle. J'ai été surpris de voir que les militants que nous avons rencontré en ont marre de garder le silence sur une réalité révoltante à bien des égards ; rien que sur le sida, avec 5 à 20 fois plus de VIH chez les homos que dans la population adulte générale, il est plus que temps de sonner la mobilisation générale.
Du côté des partenaires au développement, le Fonds mondial s'est récemment distingué en refusant des demandes de financement de certains pays, notamment parce que les homos et d'autres populations très exposées au VIH n'étaient pas suffisament ciblés. Espérons que cela fassent changer les choses... mais ce n'est pas sûr. Après tout, au Sénégal, cela fait des années qu'il y a un travail en direction des homos pour plus de prévention, d'accès au dépistage et aux soins. Pourtant, cela n'a pas empêché des actions scandaleuses depuis une année. En fait, comme ici en France, il y a une différence entre le ministère de la santé et le ministère de l'intérieur et de la justice !
Pour plus d'info sur la position de Sidaction sur les arrestations du Sénégal : http://www.sidaction.org/ewb_pages/l/lutte_contre_sida_senegal.php

Avec précaution

Merci Éric pour ces précisions. Je regrette aujourd'hui que la France ne fasse pas plus d'efforts pour faire libérer nos amis au Sénégal. On a vu Sarkozy plus actif sur certaine questions. Et même si je comprends que les associations LGBT ne veulent pas "en faire trop", le silence quasi assourdissant qui entoure maintenant cette affaire est vraiment déroutant.

justement avec précaution

nous avons choisi, en fait, de suivre les demandes de nos partenaires sénégalais en terme de médiatisation, de "bruits". Nous avons l'espoir de contribuer à une issue heureuse. Mais nous pouvons aussi changer de tactique en fait !

repression de neuf Homosexuels apres la CISMA

bonjour à vous,
je suis tres offusqué par l'attitude des autorités senegalaises qui avec des promesses faites pendant la CISMA se permettent de telle pratiques.mais je crois que la lutte contre le sida n'a pa encore été comprise pat les dirigeants Africains. en effet, suite aux etudes menées à travers le monde, relatives à la thematique MSM, nous avons commencé à mener des actions en faveur de cette population rendu vulnerable du fait de la stigmatisation et de la discrimination du au contexte dit "Africain".l'implication des acteurs locaux ne peut aboutir sans un appui veritable des gouvernants à travers la mise en place de politique et programme propre à la thematique MSM dans toutes actions de lutte contre le sida.
il est vrai que les partenaires du nord (AIDES, SIDACTION et autres) nous apportent un appui technique mais il est du ressort des Africains (leaders politiques, et acteurs de lutte contre le sida)de s'engager veritablement dans cette lutte et en faire une lutte africaine.le reseau Africagay est né de cette volonté de remettre en selle les acteurs Africains engagés dans cette lutte.je crois pour ma part que c'est de l'engagement de tous et de chacun en particulier que les actions en reponses à ce genre de repression sans FONDEMENTS peuvent etre combattues aussi bien sur la base des Droits humains (droit de la personne et droit à la santé)et la lutte contre le VIH/sida.

9 homo arretés à dakar apres la CISMA

bonjour je suis hervé jeune gay ivoirien membre d'une asso arc en ciel+ à abidjan j'ai eu la chance de participer à ICASA et je suis tout comme les autres amis révolté car pour nous qui avons pu échanger avec nos amis gay sénégalais, ce n'est pas vraiment étonnant , un peu surpris quand meme par la sentance, tout ceci pour dire que la communauté gay africaine est tres indignée meme si elle ne le montre pas assez.
je vais un peu revenir sur les question vraiment pertinantes posées par FRANCE LERT dans son message,
notre responsabilité c'est d'avoir eu coonfiance en des politques et des politiciens qui font tout pour plaire aux bailleurs quitte à accepter meme des accord auquels ils ne seront jamais d'accords, notre responsabilité en tant que gay africain, c'est la peur, c'est le fait d'etre un peu assi accrocher au quand dira t'on, c'est cette peur de ne plus pouvoir se voir aidé par le proche le seul qui pouvait le faire ,mais je pense que le moment est arrivé, davoir cette force et dire non quand nous devont dire non.
aujourdh'ui c'est le senegal et demain? ne voyon pas le coté de certain pays ou la loi ne se prononce pas , c'est justement les plus grave,
notre responsabilité aussi est de serrer les coudes et non jouer les maîtres du jeu quand on ne connait que le un dixième,aujourd'hui toutes les association ou organismes veulent ou ont un programme envers les MSM, quand il ss 'agit de se prononcer pour la cause de ceux ci rien.
trop d'hypocrysie des leaders sur lesquels je tire a boulet rouge, de ce fait aux agences qui finances de mieux tâter le terrain aupres de leurs population cible avant de se decider à financer des projet à mon avis bien cibler les problemes que rencontre les MSM etre à l'ecoute de ceux pour une bonne marche de tout partenariat, je pense que le sénégal n'a aucunement respecté tout cela, meme si le gouvernement a touché des sommes énormes pour des projets envers les MSM.
y'a vait t'il des signes pour eviter ?comme le demande FRANCE pour moi ces signes sont dans la culture de ce peuple africain un peu spécial pour le sénégal mais je pense que pour moi en tant africain cette hostilité lorsqu'on est different ,lorsqu'on est pas de la meme religion,, losquon est appellé "niack" j'ai été choqué lors de mon sejour à dakar,
alors les signes il en avait tellement mais je ne crois pas que meme les amis senegalais s'attendaient à un acte de la sorte,
nous ne pouvons que faire du plaidoyer envers quelques membres de structure qui sont un peu gayfriendly pour mieux sensibliser les esprit et rediriger le sens du combat commun qui est la lutte contre le VIH/sida ,
je pense que pour moi l'asile n''est pas une solution meme si la plupart des MSM revent de l'europe , pour ma part ceux fuient le fait de crier librement sa fierté et aussi avoir de quoi à etre responsable dans sa communauté car un MSM aisée en afrique est toujours caressé dans le bon sens du poil,
ICASA pour moi a eu des effets positif car meme si le senegal qui s'est senti blessé dans son orgeuil d'homophobe a pu supporter pendant quelques jours toute cette harmonie de gays et lesbiennes venues des quatres coins du monde, nous avons tant bien que mal pu sensibiliser meme des homme en tenue seneglais qui etaient en poste sur le terrain ,donc je me dis il ya eu quand meme des point positifs , il faudrait simplement faire respecter d'une maniere ou d'une autre les engagement de ces autorités qui presentes lors des grandes rencontres ,nenfont plus rien apres ,
je pense pour fini que avec africagay qui est un peu le resulat de ce manque dans les pays ou la plupart des asso ne peuvent se defendre que d'elle meme, avons pensé a tous ces points à savoir la sécurité des membres exposé , nous avons murement reflechis et trouvé quelques moyen pour que tout cela se passe dans la discretion la plus totale.
au passage pour finir
je grand dirai merci a tous les acteurs qui ont cru en la valeur du gay africain à croire en eux pour que ceux sortent du placard , je sais que les methodes sont differents car les diffenrece de cultures mais la meme sexualité alors nous pouvons tires quelques bon points de combats la lutte continue....
PS: désolé pour les cookies

ptite réponse aux messages échangés

Il y a les états et les institutions publiques, les états étrangers, les associations du Nord, les financeurs qui peuvent intervenir mais ne doit on pas penser que les soutiens les plus utiles sont ceux que l'on trouve au sein de la société dans laquelle on vit. Les interventions de l'extérieur sont très souvent mal perçues car suspectes de renouveler une position de donneur de leçons. Comment aller chercher les alliés dans chaque pays. Finalement est-ce nous les personnes engagées dans le soutien aux communautés affectées par le VIH, nous ne devons pas faire d'abord la liste des alliés possibles (la presse, les artistes et créateurs, les intellectuels, les associations défendant les libertés ou les besoins sociaux des populations, les médecins etc.) avant d'encourager les minorités discriminées à sortir au grand jour ? Si on se tourne vers notre histoire en France ou ailleurs, est-ce que ce n'est pas la conjugaison de la détermination de quelques uns et de solides alliances qui ont joué un rôle majeur ? Courage donc, trouvons des alliés!

Libération

La Cour d’Appel de Dakar a cassé le verdict de la première instance qui leur avait infligé une peine de huit ans de prison ferme. Les neufs homosexuels sénégalais en prison depuis six mois pour "acte impudique et contre-nature et association de malfaiteurs" seraient donc libres.

notre part dans ce désastre......

La logique préventive par l'interdiction des pratiques risquées conduit au désastre sénégalais.
Quand on n'a pas les moyens de traiter, on interdit/
on interdit le sans capote volontaire chez les barebackers.
On interdit l'homosexualité 200 fois plus contaminante, chez les pays africains.

Lol de chez lol : le jour où les homos verront la poutre qu'ils ont dans l'oeil !
Avant de venir se plaindre, faudrait quand même balayer devant sa porte et rappeler que l'impératif sexuel doublé d'un consentement mutuel est inattaquable !

deuxio : si les gens en occident savaient que les traitements ne servent pas à soigner les malades mais d'abord à prévenir les transmissions , le sidaction aurait peut-être plus d'argent, et les dirigeants ne savant pas eux-mêmes cela........les Etats aussi auraient peut-être donné plus. j'ai la naiveté , incertaine , de croire encore que nos dirigeants ne sont pas au courant des vérités dites "suisses" . A supposé qu'ils le soient, une opinion publique à son tour informée aurait pesé dans les choix de financer plus l'accès aux traitements, non ?

tercio : là, c'est moins évident ....le rôle de l'islam dans l'homophobie ! sûr , + le refus catégorique de la "castration" masculine occidentale dans les pays pauvres où l'homme a toujours les pleins pouvoirs.