Institut de Médecine et d'Epidémiologie Appliquée
La Fondation est gérée par un conseil d'administration de seize membres, responsable de ses orientations scientifiques. II comprend des représentants des pouvoirs publics et de l'Assistance publique, ainsi que des personnalités scientifiques et médicales élues. Le professeur P. Mollaret fut le premier directeur général de la Fondation en 1968. Lui ont succédé les professeurs J.P. Coulaud, F. Vachon, J.J. Pocidalo et, plus récemment Pierre-Marie Girard.
VIH/Sida en Afrique : Au delà des antirétroviraux
Pour la 6ème année consécutive, l'Institut de Médecine et d'Epidémiologie Appliquée (IMEA) et l'Unité Mixte Internationale de l'IRD sur le VIH/Sida organisent à l'occasion de la Journée Mondiale de Lutte contre le Sida un colloque sur les enjeux actuels de la prise en charge du sida dans les pays du Sud.
Il s'agira - une fois encore - d'analyser et de débattre des avancées cliniques et de l'accès aux soins. Au- delà de la problématique spécifique des antirétroviraux, l'accent sera mis cette année sur des enjeux cliniques habituellement peu abordés et sur l'accès aux soins des personnes en situation de grande vulnérabilité. A l'instar des rencontres précédentes, nous nous interrogerons aussi sur les politiques de santé et de recherche dans les pays en développement dans le contexte certes de l'épidémie VIH mais aussi des autres grandes questions sanitaires et de l'évolution des politiques de développement.
Même si l'accès aux antirétroviraux (ARV) est devenu une réalité en quelques années (plus de 5 millions de patients mis sous ARV en Afrique subsaharienne à la fin 2009 selon l'OMS), plus d'un Africain sur deux ne sont pas traités.
Programme
Les trois premiers exposés débattront des questions suivantes :
- Faut-il redouter l'émergence d'une nouvelle épidémie due à des VIH résistant aux ARV en Afrique déclenchée et entretenue par nos stratégies actuelle de mise à disposition des ARV qui ne comportent pas de suivi biologique de l'efficacité des traitements par les techniques de quantification de la charge virale plasmatique des patients? Martine Peeters et Ahidjo Ayouba du laboratoire de référence de l'OMS de l'IRD (Montpellier) présenteront les données les plus récentes sur la circulation et la transmission de souches VIH résistantes;
- Quel est l'impact des carences nutritionnelles sur l'évolution de l'infection VIH? Notre mobilisation autour des questions nutritionnelles chez les enfants et adultes infectés par le VIH est-elle suffisante? Comment mesurer en pratique les carences, estimer les besoins, et apporter une assistance à moindre coût? Autant de questions, encore trop souvent occultées, que Théodore Niyongabo, éminent spécialiste du VIH et de la nutrition au Burundi, abordera;
- En quoi les retours transitoires dans leurs pays des patients migrants suivis et traités en France fragilisent ils leur état de santé ? Comment assurer une continuité des soins malgré l'éloignement? Comment tenir compte des risques d'épisodes infectieux intercurrents à l'occasion de ces séjours ? Sophie Abgrall (infectiologue à Bobigny) présentera les résultats d'une étude rétrospective récente conduite en France.
Après ce premier volet clinique, la 2ème session sera consacrée aux populations vulnérables et dites «difficiles d'accès» du fait de leur forte stigmatisation voire répression. Les résultats d'études originales et courageuses menées au sein de ces groupes si souvent délaissés que sont les usagers de drogues en Afrique de l'ouest (Annie Leprêtre, Idrissa Ba, Paris, Dakar), les personnes incarcérés (JMMasumbuko, Denis Lacoste, Abidjan, Bordeaux) et les homosexuels masculins en Afrique (Bruno Spire, Stéphane Maliedji, Marseille, Yaoundé), seront rapportés par les équipes de chercheurs du Sud et du Nord.
La dernière session abordera des grandes questions de Santé Publique:
- Que signifie dans le contexte africain le nouveau concept du «traitement comme moyen de prévention» (Treatment as Prevention ou encore Test and Treat) alors que seulement un peu plus d'une personne infectée sur deux a connaissance de son statut VIH (Nicolas Meda, Bobo Dioulasso)?
- Le «patent pool» qui permettrait d'avoir accès aux traitements de 2ème et 3ème ligne est il une réelle avancée au delà du discours politique (Benjamin Coriat, Paris)?
- L'engagement des pays riches dans la lutte contre le SIDA dans les pays en développement se fait -il au détriment des autres grandes questions de santé (Maud Lemoine, Gilles Raguin, Paris)?
- L'avenir de la recherche opérationnelle dans le cadre du Fonds Mondial et singulièrement du dispositif des 5% annoncé par la France. Le retour d'expériences d'acteurs de terrain sera partagé avec l'audience (Ibra Ndoye, Philippe Mselatti, Dakar, Yaoundé). Pour en débattre Patrice Debré (Ambassadeur de France), Serge Eholié (Secrétaire général du Réseau RESAPSI de soignants africains), Jean -Francois Delfraissy (Directeur de l'ANRS), Gilles Raguin (Directeur d'Esther) seront présents.
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Les 6e Rencontres Nord-Sud
Les 6e Rencontres Nord-Sud IMEA-IRD (UMR145)
«VIH/sida en Afrique: au-delà des antirétroviraux»
auront lieu le mardi 29 novembre 2011, à l'Auditorium de l'Hôpital européen Georges Pompidou (HEGP). Plus d'informations à venir.
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Le bon usage des antirétroviraux en Afrique
Le réseau Africain de Praticiens Assurant la Prise en Charge des Personnes vivant avec le VIH/SIDA (RESAPSI) et l’Institut de Médecine et d’Épidémiologie Appliquée – Fondation Léon M’Ba (IMEA) vous convient à une réunion de présentation et d’échanges le 10 mai 2011 à Paris sur les perspectives ouvertes par le 5e Atelier International sur les stratégies thérapeutiques antirétrovirales en Afrique.
Cet atelier tenu à Saly (Sénégal) du 29 septembre au 1er octobre 2010 avec l’appui de l’OMS et de l’OOAS, du CNLS du Sénégal, de l’IRD, du GIP ESTHER et des Laboratoires Boehringer Ingelheim France, a réuni les représentants de plus de 20 pays africains. Des propositions précises d’adaptation et de mise en œuvre des dernières recommandations 2010 de l’OMS ont été faites.
Télécharger le programme et le bulletin d'inscription ci-dessous.
Mardi 10 mai 2011
de 19H30 à 22H00
Auditorium du journal Le Monde
80, boulevard Auguste Blanqui
75013 PARIS
métro : Glacière - Parking Auguste Blanqui
En présence de :
- Papa Salif SOW - CHU de Fann, Dakar, Président de RESAPSI
- Pierre Marie GIRARD - CHU Saint-Antoine, Paris, Directeur de l'IMEA
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