Le dépistage
La lutte contre le VIH est terre de mémoire. A commencer de ceux qui ne sont plus là pour témoigner. Mémoire aussi de nos errances, de nos combats, du sida « révélateur social » cher à Daniel Defert, et de tout ce qui a permis de combattre la stigmatisation et de faire reculer les fantasmes ou l’ignorance.
Mais qui dit « mémoire » dit aussi récurrence de la pensée. C'est-à-dire un retour sur une problématique qui peut avoir été géostratégiquement distordue par l’évolution de l’épidémie mais aussi par celle des politiques publiques sensées l’endiguer. Aux Etats-Unis ou ailleurs, le débat sur la façon d’« augmenter la voilure » en termes de dépistage du VIH se heurte à des questions éthiques, juridiques, et aussi d’organisation des soins.
En clair, comment augmenter l’efficience du dépistage des personnes VIH positives tout en restant dans le droit et en assurant la prévention de celles qui sont VIH-négatives ? Ainsi que, pour les unes et les autres, la confidentialité et le droit à l’information ?
- 1 de 4
- >>



