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Dépister et traiter massivement pour endiguer l’épidémie

Selon une étude publiée en ligne le 24 novembre dernier par la revue The Lancet, soumettre tous les volontaires à un test du virus du sida et commencer à traiter par antirétroviraux tous ceux qui sont séropositifs entraînerait en dix ans une réduction de 95% du nombre de personnes infectées. Menée par une équipe de chercheurs de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), conduite par le Dr Reuben Granich, cette modélisation, qui pourrait par exemple s'appliquer à un pays comme l'Afrique du Sud, pose de nombreuses questions.

Cette étude s'inscrit dans un nouveau concept de Treatment as prevention, le traitement comme prévention, où le traitement des malades et la prévention sont liés. Cette idée est née de l'observation de l'absence de séroconversion chez les conjoints de personnes traitées avec succès (quand la charge virale est contrôlée), en population hétérosexuelle dans des études menées en Afrique et en Espagne. En identifiant et traitant toutes les personnes séropositives, on pourrait fortement diminuer la transmission au sein des populations. Les modélisations présentent le traitement comme un moyen très efficace au niveau collectif. Dès lors la question est posée d'étendre le dépistage, en le rendant plus systématique de façon à traiter plus tôt les personnes infectées. Ce projet est-il éthique et est-il réaliste ?

Le traitement est une exigence d'égalité et de justice face à la maladie, malgré les engagements des gouvernements, la montée en charge est en marche mais trop lentement. En effet, on traite encore trop peu de personnes et souvent trop tard. La prévention mère-enfant, recommandée depuis plus longtemps, reste encore insuffisamment réalisée. Le dépistage se heurte à une faible accessibilité, la crainte du manque de confidentialité, la peur du rejet.

Par ailleurs, les recommandations de l'OMS sur le dépistage à l'initiative des soignants tardent à être traduites en programmes effectifs. La prévention piétine. Seule la circoncision peut être considérée comme une véritable avancée, adaptée à certains pays et à certaines populations.

Dans un tel contexte, les résultats d'un programme intensif de dépistage et de traitement peuvent-ils être aussi importants que le laissent espérer les modélisations ? Est-il possible de dépister et de traiter à ce niveau, tant du point de vue des ressources humaines que des ressources financières et des moyens logistiques à mobiliser ? Est-ce la priorité du moment ?

Mais encore, est-ce faisable sans des mesures qui ne respecteraient pas les droits des personnes ? comment respecter le droit de ne pas se faire dépister ? que se passerait-il dans une société où tout le monde devrait connaître son statut sérologique, pour les unions, pour l'emploi, pour le maintien de la vie commune, etc. ?

Comment mettre l'idée à l'épreuve de la réalité ?

Les réactions

Le Dépistage systématique est un moyen efficace mais...

Après avoir analysé cette étude publiée le 24 novembre dernier par The Lancet, on a un espoir mais en Afrique un grand travail reste toujours à faire.
Il y a aussi d'autres obstacles pour la réussite; on peut citer entre autre le respect du droit de l'homme.
Par exemple au Togo, nous disposons d'une loi portant protection des personnes en matière du VIH et du Sida; et un article de cette loi interdit cette façon de dépistage.
On ne va pas baisser les bras, on va continuer par conscientiser et inculquer l'importance du dépistage dans la vie quotidienne d'un individu et cette initiative nous amenera à bon port.
Nous reconnaissons que le dépistage et le traitement aujourd'hui permettent d'avoir la réduction du taux d'infection VIH dans bon nombre de pays.

pure illusion

Soyez réaliste, vous n'avez rigoureusement aucune chance d'aboutir par ce moyen, l'évolution récente et la stigmatisation qui de déchainent en Afrique concourrent clairement à la pulvérisation de vos espérances.

Pour qu'une personne aille au dépistage, encore faut-il qu'elle ait quelque chose à y gagner ! La reponsabilité individuelle, c'est de ne pas se faire dépister pour se sauver du lynchage et continuer à se croire séronégatif. La morale que vous prêchez est celle qui vous arrange, elle fait peu de cas de l'intéret des malades !

L'accès universel aux traitements a été bloqué par la croyance qu'il était dangeureux de faire survivre des malades contaminants, et maintenant si les scientifiques savent ( et cachent ! ) que les traitements empechent les contaminations, il se trouve que la population des pays riches est persuadée du contraire. Vous êtes tributaire du succès de la réussite du couple dépistage/traitement dans les pays riches. Une fois ce succès parfaitement accessible chez nous réalisé, il servira de modèle. Les lois qui protègent les séropositifs contre un dépistage forcé n'auront plus lieu d'être, le sida étant vincible.

Pour que le succès ait lieu chez nous, il faut en finir avec les illusions sur les actions ciblées, il faut une inversion radicale et générale des discours préventifs qui disent d'un coté d'aller au dépistage, et de l'autre ne donnent aucune raison d'y aller ( en occultant le rapport Hirschel ), alors même qu'un procès pour meurtre vient de condamner un séropositif au canada. Les seules associations qui créent aujourd'hui des actions pour s'opposer à la pénalisation du sida sont en plus celles qui en ont été à l'origine ( act-up ) : et n'ont aucune chance d'être suivies par ceux qui se sentiraient les plus intéressées. je suis dans ce cas, et même si je soutiens le nouveau discours, je ne vais évidemment pas me rallier à leur bannière, mais leur demander des comptes,et surtout qu'on cesse de les considérer comme incontournables, bien au contraire, je vous conseiller de quitter le navirequicoule et de reconsidérer toute la situation sous l'éclairage des nouvelles conséquences , et bien plus encore de leurs implications.

dépister oui, si la garantie de pouvoir traiter est là

Je suis prêt à croire ces études et ces modélisations qui disent que le couple dépistage massif et traitement doit avoir un impact sur l'épidémie. Mais avant de se lancer dans des dépistages systématiques, il convient d'être sûr que l'on peut réellement proposer un traitement aux personnes qui se découvriraient séropositives, et pas seulement sur les aspects de la disponibilité des médicaments eux-mêmes, mais aussi sur l'acceptation et la compréhension de l'impact du dépistage et d'un résultat positif, et sur l'acceptation et la compréhension du traitement par la personne.

gonflé !

je pense que vous commencez à couvrir vos arrières, et j'enregistre bien votre reconnaissance de la validité du rapport Hirschel. J'aurais pu écrire moi-même intégralement cet article, alors permettez -moi de le continuer.
En France, nous disposons de la CMU, donc à vous lire, et je vous donne raison, il ne reste plus qu'un élément qui "bloque" : la compréhension de l'impact du dépistage...la réaction d'une personne qui se découvrirait séropositive. Alors là ! il faut un sacré culot pour que vous osiez écrire cela, quand on sait que vous êtes vous-même l'un des principaux artisans de ce blocage et mieux ! que vous continuez à orchestrer les éléments qui contribuent à ce blocage, vous qui occultez le rapport Hirschel dans les media que vous animez, vous qui avez désinformé complètement le milieu homosexuel en caricaturant ou diffamant le bareback , en créant l'ostracisme , via l'association act-up qui a balayé le principe de responsabilité partagé et imprimé des affiches où le séropositif pointe le spectateur avec un fusil à deux canons. Act-up qui organise des "zap" contre les barebackers qui se réunissent entre eux dans un lieu de leur choix, carte sur table, alors que vous savez que les traitements des séropositifs peuvent empecher toute conatmination, d'une part, et que les barebackers barebackront ailleurs quoi qu'il arrive.

Vos déductions et vos informations sont parfaitement recevables : il ne manque que la conclusion finale : vous êtes viré : chose qui ne m'arrivera pas, puisque je ne suis nulle part.

Y-a-t-il quelqu'un ici qui puisse un seul instant croire que les actions de dépistage dans les saunas , ou autres mlieux à risque aient la moindre chance de réussir ? n'importe quel personne célibataire à risque de bon sens ne peut que fuir le dépistage , et aucune entreprise pour banaliser le VIH et donc le dépistage ne pourra suffire à réparer le dégat de vos actions passées : la peur est trop grande, il y a tout à perdre et peu à gagner, mettez-vous à la place d'une personne à risque, rassurée par la puissance des traitements qui la soigneront au cas où....et terrorisée par son sort social si elle apprend immédiatement qu'elle est séropositive ! . La médecine qui a sacrifié des années les malades en occultant les données que le rapport Hirschel n'a fait que confirmer est-elle en odeur de sainteté ? Surement pas ! Combien de meks hétéros ont contaminé leur partenaire faute de prendre des traitements qu'ils cachent ou ignorant que les traitements empechaient les transmissions , alors que les médecins savent à la fois que ces traitements bloquent la tansmission ET que leur patient ne mettent pas de capote ( ET qu'il est vain de faire confiance à un malade quand le secret médical n'est pas gardé devant la justice ? )

je ne vois qu'une seule façon de réussir ce qui est accessible et que vous reconnaissez vous-même : le couplage dépistage /traitement. jJe compte lancer une double action : un boycottage des dépistages actuels ET une pétition pour le dépistage obligatoire avec inversion complète et simultanée des discours préventifs + restauration d'un vrai secret médical: - espérance de vie des séropositifs équivalente à celle des séronégatifs. Faire venir les gens qui fuient le dépistage sans moyen coercitif et surtout sans BISCUIT , n'est pas une stratégie qui mérite le moindre intérêt.
- intransmissibilité du VIH quand on répond aux conditions Hirschel.

Du succès d'une telle opération, qui suppose la révocation des tenants de la stratégie actuelle et leur remplacement par de nouveaux responsables, peut alors se concevoir une extension de l'accès universel aux traitements.

Respect de la charte des commentaires

Bonjour,

merci de intérêt et de votre participation au débat.

J'aimerai néanmoins attirer votre attention que cette participation doit se faire dans le respect de votre interlocuteur et que les attaques directes envers les personnes ne sont pas acceptables sur vih.org, comme l'indique notre charte du rédacteur: http://www.vih.org/charte-redacteur

Bien cordialement.

Dépistage et Traitement

Je suis d'acord avec cette approche de l'OMS: dépister et traiter sythématiquement les séropositifs. Mais les critères de mise sous tritement ARV définit par l'OMS ne favorise pas cette approche. En plus ils faut s'assurer de la disponibilité des ARV car la rupture pourrai entrainer des resistances qui sont plus graves encore. Il faut aussi signaler comme l'a dit ZEKPA, la législation nouvellement adoptée dans certains pays africain comme le Tchad où je suis protège le droit de la personne qui doit collaborer en donnant son consentement tant pour le dépistage que pour les soins.
Dans notre centre, beaucoup sollicite le traintement ARV, mais comme j'ai dit plus haut, ils ne sont pas éligibles selon le classement de l'OMS.

Le traintement est selon moi un des mailleurs mode de prévention. Comment renforcer cette stratégie tout en respectant le droit des personne?

depistage obligatoire sous conditions.

Je suis favorable à un dépistage obligatoire et répété. Et pourtant, j'ai lu K. de Kock et rien ne m'est plus étranger et ne m'inspire plus d'hostilité que son argumentaire présenté il y a plus de 2 ans sur ce site par Mélanie Heard, "l'exceptionnalisme" supposé du sida est une invention de propagande et la responsabilité partagée exposée par Jonathan mann demeure une clef de voute de la véritable intelligence responsable et efficace. donc Non à De Kock ( je ne sais pas s'il à réussi à percer depuis à l'OMS ou ailleurs, et je ne veux surtout pas le savoir , de peur d'être une fois de plus déçu par les médecins )
Parce que son dépistage baffoue clairement les droits des malades , le secret médical , et ses chances de succès sont nulles car elles ne prennent pas en compte une réaction ultra-négative et une spectaculaire montée de la violence que son application aveugle entrainerait chez des séropositifs, en droit de se défendre contre une société à ce point terrorisante. Je suis atteré de l'acceptation de sa motion qui me semble un contresens total de la mission médicale.

La stratégie que je propose est pourtant, paradoxalement, la mise en place du dépistage systématique et coercitif là où c'est possible : dans les pays où l'accès universel existe : tiens, précisément la France avec sa CMU ! Mais ,Imaginons qu'on en reste là : en tant que séropositif, je boycotterais immédiatement ce test et conseillerais ( et consellerai ) à toute personne séronégative prenant des risques , de trouver tous les prétextes imaginables pour désobeïr, par tous les moyens. Je précise que c'est l'attitude que j'aurais si j'étais encore séronégatif. Parce que j'aurais tout à perdre dans ce dépistage qui ne me rapporterait rien ( l'avantage médical à être traité tôt est aussi réel que négligeable et j'ai bien réussi à survivre deux années avec moins de 10 T4 il y a 16 ans ) et m'exposerait beaucoup au contraire, à des risques bien plus considérables : risque judiciaire car je ne pratique le sexe que sans préservatif, risque professionnel ). Je constate que les campagnes de dépistage ne donnent aucun résultat, et pour cause.

Si on me disait la vérité, si le public savait la vérité, qu'on vit presque aussi longtemps séropositif que séronégatif, qu'avec le traitements les préservatifs deviennent superflus pour les séropositifs, etc...bref, si j'entendais un message fort et répandu su style : "allez au dépistage et vous pourrez avoir n'importe quelle sexualité en particulier sans préservatif même si vous êtes séropositif, alors évidemment , je verrais non seulement mon intérêt personnel pour y aller , mais également la possibilité de multiplier mes rencontres avec un afflux de gens "libérés" qui abandonneraient le préservatif . Bref, il y aurait une reprise encore plus rapide que celle actuellement constatée de l'abandon du préservatif, et c'est par ailleurs mon but et l'explication de mon refus de la capote : la prévention actuelle est anxiogêne , déstabilise la sexualité, et la peur de l'autre sévit partout. Il m'importe peu qu'il y ait plus de malades, on ne mesure pas une politique de santé au nombre de malades, mais aussi à leur vécu et aux conséquences que cela engendre sur les personnes non malades, mais qui doivent sacrifier énormément pour le rester. Bref chez nous, où il y a la CMU, une augmentation du nombre des séropositifs ne me fait ni chaud ni froid si ces gens là vivent mieux ( et les autres aussi, en leur otant leurs peurs irrationnelles liées au VIH, car le moins que l'on puisse dire, c'est que le déni a changé de camp ).
Ainsi, mon discours incite des gens séronégatifs à ne plus se protéger quand moi-même qui suis déjà séronégatif, je bénéficie d'une totale impunité avec les traitements ( je n'ai plus besoin de me cacher alors, et mes partenaires qui ne protègent pas non plus etc.....: enchainement logique de la reprise de risque vers une sexualité délivrée ). En outre, Il faut bien considérer que le rapport Hirschel ne peut pas être occulté éternellement, et que le scénario que je décris se mettra en place avec ou sans moi. Tout l'argumentaire est déjà en place, le risque nul n'existe pas et on peut transmettre malgré tout le VIH, il reste 15% de porteurs de VIH dans le sperme même en charge indétectable....nous savons déjà répondre très efficacement à tout cela . Sur le premier point : nous remarquerons que l'on ne peut accuser le Pape qui utilise les accidents exceptionnels pour justifier une inutilité du préservatif , et utiliser les mêmes arguments que lui ( l'exception ) pour nier l'efficacité des traitements pour prévenir "totalement " ( ou presque n'est-ce pas, comme avec le préservatif ) les transmissions. La présence de VIH dans le sperme de personnes en charge indétectable n'est pas une preuve davantage : l'argument n'est pas plus probant qu'une observation "in vitro", les données Hirschel mesurent au contraire l'absence réelle des contaminations....
Dès lors, le taux de dépistage devient l'élément clef de l'avenir de la lutte contre l'épidémie ( = enfoncer une porte ouverte ). Je ne comprends donc pas pourquoi, alors qu'il est évident, observé et prouvé que les comportements à risques ne peuvent que reprendre, on perd encore son temps à répéter des campagnes axées sur la peur de la maladie , et à occulter un rapport déjà dévoilé. Tout ce qu'il y a attendre, c'est une méfiance accrue des malades contre la médecine désinformante , parfaitement justifiée.
Un facteur est inéluctable : la reprise des risques.
Un facteur est potentiel : endiguer la transmission avec les traitements.
Il semblerait que l'on essaye de temporiser en attendant un arsenal curatif meilleur, avec en particulier un vaccin thérapeutique . Celui-ci ne changera strictement rien à l'affaire. Les traitements sont suffisemment bien observés déjà aujourd'hui ( et pour les patients qui ne respectent pas l'observance, on sait désormais pourquoi ! et cela n'a rien à voir avec des effets secondaires ressassés pour la bonne cause préventionniste, mais peut-être beaucoup à voir avec l'occultation du rapport Hirschel , c'est très précisément mon cas : j'ai reprends mes traitements avec régularité il y a un an sur cette seule information ).

Inverser la prévention , c'est préparer l'avenir : mais il faut du temps pour défaire tout ce que la prévention d'hier a fait : il est impossible que les gens se présentent aujourd'hui au dépistage comme on le voudrait.Que faire alors ? Pour commencer, je suisentièrement favorable à la proposition systématique du dépistage, évidemment préférable au simple volontariat du dépistage . Personne n'est forcé dans les deux cas, une proposition obligatoire n'est en rien éthiquement condamnable. Puis, quid du dépistag obligatoire forçant les gens ?

Encore une fois, je reprends : si j'étais Africain sans bénéficier de traitements après ce dépistage, j'irais contaminer les gens qui m'ont dépisté , ( demandé de livrer des noms etc...autant de proposition à la De Kock si je ne me trompe ) , je me vengerais immédiatement et sans remords.
Si le rapport Hirschel était révélé plus rapidement, si on allait aussi loin que je le propose , j'irais immédiatement de mon propre gré au dépistage, qui ne serait pas une contrainte individuelle contre mes intérets, mais une délivrance personnelle doublée d'un acte socialement utle ( réconciliation de l'intéret personnel et privé, ce que les autres solutions préventives actuelles n'assurent absolument pas d'où leur échec ).

Le temps joue évidemment en ma faveur, je n'ai qu'à attendre , séropositif barebacker au courant du rapport Hirschel, je baigne désormais dans la mer de la tranquilité, ce que les séronégatifs lambda éffrayés par le VIH ne peuvent pas apprécier. De votre côté, vous observez , impuissant, puisque les gens comme moi non encore dépistés et ignorant leur statut , ont une assurance : celle d'être aussi tranquilles que moi s'ils sont dépistés plus tard, et celle de se dire que rien ne presse pour aller au dépistage dans les circonstances actuelles.

Je prends rendez-vous ici pour annoncer les chiffres épidémiologiques des deux années à venir en France :
- poursuite du recul de l'épidémie chez les hétérosexuels ( car un taux de dépistage de 60% est largement suffisant pour y assurer ce recul )
- accélaration de la reprise de l'épidémie chez les homosexuels.

le coté "homo" de la maladie semble apparaitre dans les propos tenus en Afrique...en attendant la même chose dans nos pays. c'st déjà joué. Une autre victime de l'évolution actuelle va être la fin del'égalité devant le sida. les homos plus touchés l'étaient de moins en moins. Ils vont rester les plus touchés, mais , fait nouveau, ils vont être rattrapés par l'image de contaminateur.

Or, je pense que c'est précisément du mouvement homosexuel que vient le blocage en France sur l'occultation du rapport Hirschel, précisément pour lutter contre les gens comme moi. Il faudra donc attendre le constat d'échec pourtant clairement inéluctable de la stratégie actuelle, pour que l'alternative préventive soit entreprise, dans 4 ou 5 ans. ca tombe bien , le vaccin thérapeutique arrivera à ce moment là.

Parallèlement, le recul marqué de l'épîdémie chez les hétéros dans les pays où les traitements universels sont établis , amènera à reconnaitre la supériorité de la nouvelle stratégie auprès des pays africains ou très touchés . Le dépistage coercitif est donc l'avenir, par étapes, mais certainement pas dans l'optique de De KocK, c'est même tout le contraire.

TOGO: Les ONG prônent le dépistage de masse depuis bientôt 5 ans

Au Togo, l'ONG AIMES-AFRIQUE (Association Internationale des Médecins pour l'Education et la Santé en Afrique) organise des campagnes de dépistage de masse du VIH/SIDA (au TEST RAPIDE...) anonyme et volontaire et gratuit dans les villages et campagnes et lors des grands rassemblements populaires dans les grandes villes ou manifestations culturelles ainsi que dans les prisons civiles sur toute l'étendue du territoire national pour amener la population à chasser la peur et accepter de faire le dépistage.
Le constat est plutôt encourageant car les populations (surtout les jeunes et las femmes...) adhèrent à l'initiative et pour preuve dans presque toutes les localités visités, une moyenne de 1.000 (mille) personnes se font dépister en public par jour.
Dès lors que les ARV sont disponibles et gratuits, il est temps de briser le mythe autour du VIH afin de donner la chance aux patients de se soigner à temps, ce qui évitera bien attendu la stigmatisation des PVVIH.
Objectif attendu, susciter au sein de la population un grand intérêt au dépistage volontaire et anonyme....
Pour plus d'informations, veuillez visiter notre site: www.aimes-afrique.org.

Dr KODOM Michel
Président-Fondateur de AIMES-AFRIQUE
Email:dr.kodom@aimes-afrique.org
Lomé, TOGO