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Vienne 2010

Bernard Hirschel: après les critiques, la consécration

Deux ans et demi après son pavé dans la mare sur le rôle préventif des traitements, c'était mercredi 21 juillet au matin, pour le Pr Bernard Hirschel, une véritable consécration. Il était invité à s'exprimer lors d'un des prestigieuses plénières de la conférence internationale, succédant à Bill Clinton et à Tony Fauci, le directeur du NIAID, pour une revue sur la question.

Qui l'aurait prédit, il y a un peu plus de deux ans et demi, lorsque que l'iconoclaste médecin suisse, avait lancé le Swiss Statement en déclarant que les personnes séropositives traitées ayant une charge virale n'étaient quasiment pas contaminantes ? A l'époque, même si l'assertion était assortie de réserves et s'adressait aux personnes hétérosexuels(es), observant(e)s, avec une charge virale indétectable depuis plus de 6 mois, et en l'absence d'infections sexuellement transmissibles, cela lui avait valu bien des reproches et des critiques.

Pendant deux ans, ses présentations en ont hérissé plus d'un. A Mexico en 2008, participant à un satellite non officiel précédant la cérémonie d'ouverture, il avait été violemment pris à parti. On lui reprochait alors de risquer un abandon massif du préservatif, et une augmentation des nouvelles contaminations, si l'on reconnaissait un effet préventif au traitement, ou encore que le critère de charge virale indétectable depuis plus de 6 mois n'avait jamais été démontré formellement par des publications scientifiques... A Paris en septembre 2009, invité à parler à la conférence Aids Vaccine, il semblait encore quelque peu isolé, lunaire, et avait encore été l'objet de commentaires véhéments, malgré l'accumulation des données en faveur de ses thèses.

Depuis, à force de discussions internationales, après plusieurs avis concordants (celui du Conseil national du sida en 2009, le Rapport Lert-Pialoux), l'agitation est retombée et le traitement comme prévention s'est progressivement installé comme un outil de prévention combinée. A Vienne, en 2010, le Tasp tend à devenir TisP (Treatment is Prevention) et se retrouve au cœur des débats scientifiques. Poussant même à des réflexions plus globales et entraînant un changement de paradigme.

L'idée ? Il faut utiliser tous les moyens préventifs disponibles, pour s'adapter aux besoins des différentes populations, pour proposer des réponses diverses à la diversité des risques. En somme, plutôt que d'agir uniquement au niveau individuel (préservatif, modifications comportementales), il s'agit d'essayer de réduire le risque de transmission aussi au niveau collectif.

Ce mercredi, le comité d'accueil réservé à Hirschel était tout autre. «C'est vraiment un pionnier», a chaleureusement déclaré Peter Piot, l'ancien directeur de l'Onusida.

«La prévention est à une impasse»

Depuis deux ans, Hirschel commence toutes ses présentations de la même manière, «La prévention est à une impasse, lâche-t-il. Depuis plus de 20 ans, on a toujours les mêmes stratégies : la modification des comportements sexuels, l'utilisation des préservatifs. Mais l'expérience a prouvé que ces méthodes ne sont pas suffisamment efficaces. En théorie c'est bien, en pratique beaucoup moins».

Puis il décline ses idées selon un schéma bien rodé et avec un vrai talent d'orateur. Il argumente: «Si dans un couple hétérosexuel sérodifférent, il y a un usage parfait du préservatif, le taux de transmission au partenaire non infecté après 10 ans est faible. Mais la vie n'est pas parfaite, et en vérité, il est de 80 %.» Il cite un autre exemple, tout récent celui-là: «La dernière étude sur le gel vaginal à base de ténofovir, montre un taux d'infection de 9,1 % par an chez les femmes du bras placebo. Pourtant, elles bénéficiaient tous les mois de conseils renforcés d'utilisation du préservatif.»

Le défilé des preuves

Il rappelle ensuite de «vieilles études», comme il dit. Celles sur la prévention de la transmission materno-fœtale, qui n'est vraiment efficace que s'il y a accès au traitement. Celle de Rakai en Ouganda, publiée en 2000, sur des couples hétérosexuels sérodifférents à Rakai, en Ouganda, qui montre que quand la charge virale est basse (en dessous de 1500 copies), on n'observe pas de transmission. Celle de Madrid, publiée en 2010, dans laquelle, sur 476 couples où le partenaire séropositif n'est pas traité, on observe 44 contaminations, mais 0 parmi les 149 couples où le partenaire séropositif est traité. Sa conclusion ? Sans appel : «Les traitements ARV sont potentiellement plus efficaces que n'importe qu'elle méthode de prévention préalablement évaluées. Tout particulièrement dans les contextes de forte prévalence, comme en Afrique subsaharienne.»

Quel effet sur l'épidémie?

Pour quel effet sur l'épidémie? L'introduction des traitements antirétroviraux au Canada s'est faite avec une diminution concomitante des nouvelles infections, explique-t-il. Plus généralement, l'introduction des ARV en 1996 coïncide avec une baisse des nouvelles contaminations. Selon lui, l'expansion du traitement et son efficacité croissante diminuent le nombre de personnes potentiellement contaminantes, et donc le nombre de nouvelles infections dans les PED. Et de citer des estimations: «Toutes choses étant égales, sans traitements antirétroviraux, il y aurait eu 50 % à 100 % fois plus de contaminations en 2000».

Il cite encore une étude toute récente, publiée par Montaner dans The Lancet du 18 juillet, qui porte sur une population d'usagers de drogue injectable dans la province canadienne de Colombie Britannique, déjà présentée à la Croi 2010. Elle suggère que placer les personnes vivant avec le VIH sous trithérapie divise par deux le nombre de nouveaux cas d'infection au VIH dans cette population.

«Investissement faible, grandes économies»

Que se passerait-il si l'on traitait plus de personnes ? Il rappelle les résultats des modélisations. Celle de Julio Montaner, en 2006 déjà, qui prédisait que si l'on traitait tout le monde, autour de 2050, il n'y aurait plus de nouvelles infections. Une autre, de Lima et Montaner en 2008, qui suggère que traiter 75% des personnes ayant moins de 350 CD4 suffirait pour obtenir un nombre de nouvelles infections proches de zéro, après un certain temps... Une dernière, celle de l'OMS (Granich), publiée dans The Lancet en 2008, qui conclut que si l'on commence le traitement en dessous de 350 - les recommandations actuelles de l'OMS - l'impact sur les nouvelles infections sera faible, avec une baisse initiale, mais un plateau élevé. «La modélisation est une activité risquée, plaisante-t-il. Tous les modèles sont faux, mais certains sont utiles.»

Alors pour lui, c'est sûr, il faut dépister et traiter le plus de monde possible. Bien sûr, cela aura un coût. Mais se faisant l'avocat de l'accès universel aux traitements, il répète à l'envie qu'il s'agit d'«investissements relativement faibles, pour de grandes économies ultérieures». Rejoignant de nombreux acteurs de la lutte, qui depuis le début de la conférence, insistent sur ce point pour inciter la communauté internationale à financer l'accès aux traitements.

«Déclarons l'armistice pour les modèles, et à la place allons glaner quelques données », enchaîne-t-il. En la matière, il y a deux essais importants. Le premier est HPTN 052, porté par Myron Cohen. Etude randomisée pour étudier, qui a terminé en mai 2010 le recrutement de 1750 couples hétérosexuels sérodifférents. Il compare l'effet du traitement en dessous de 350 et au dessus 550. Les résultats sont attendus en 2015. «Une étude importante mais qui a des limites comme toutes les études», commente Hirschel. Entre autre parce qu'elle ne porte que sur des couples sérodifférents, et visent principalement à calculer le niveau de risque résiduel sous traitement, au niveau individuel.

Un essai ambitieux en Afrique du Sud

Comment faire mieux? Hirschel a son propre projet qu'il porte avec Francois Dabis, de Bordeaux, et Marie Louise Newell, en Afrique du Sud. Il l'a détaillé dans un point presse après la plénière. Provisoirement baptisé TASP («il pourrait prendre un nom zoulou»), soumis à l'ANRS et douloureusement en attente de financement, ce «cluster randomised-trial» pourrait commencer fin 2010. Principe: comparer 32 districts (pas moins de 40 000 personnes au total) de la région du Kwazulu Natal (prévalence 22%). Dans 16 serait mise en œuvre la stratégie Test and treat, et dans 16 autres le traitement ne sera initié à 350 CD4 (les actuelles recommandations de l'OMS).

«Si chaque fois on observe une différence, on aura une réponse plus convaincante», explique Hirschel. «L'essai apportera une estimation des coûts et des bénéfices du traitement, permettra de mettre en balance les couts supplémentaires et les économies des infections évitées

Mais «un tel essai est une course d'obstacles», concède-t-il. La phase pilote d'acceptabilité (2010- 2013) pourrait couter à elle seule 3 à 4 millions d'euros, et l'essai total lui-même (2013-2015) 15 à 20 millions. Un prix similaire à celui de l'essai CAPRISA, sur le gel vaginal ténofovir, qui a couté 17 millions de dollars.

Le projet est actuellement soumis à l'ANRS pour l'approbation. Mais l'agence qui l'estime prioritaire, n'a pas les moyens de le financer seule (son budget total tourne autour de 40 millions d'euros), et recherche activement des partenaires, ici même à Vienne.

Problèmes éthiques à prévoir

Autres obstacle: le design même de l'essai, qui consiste à traiter tous les séropositifs, même s'ils n'ont en pas besoin. Il pourrait en heurter plus d'un, surtout dans un contexte où les droits humains sont mis en avant. «Il faudra faire attention à ce qu'il n'y ait pas trop de pression pour que les gens soient dépistées et traitées. Il faut qu'il soient d'accord», concède Hirschel.

La position tranche quelque peu avec les positions de deux autres experts du TASP, Julio Montaner, au Canada, et Willy Rozenbaum, président du Conseil national du sida. Ceux-ci estiment qu'il faut dépister le plus de monde possible, et traiter uniquement les personnes séropositives qui ont en besoin pour leur propre santé. Mais, qu'importe pour Hirschel, il s'agit ici de répondre à une question de recherche. Il rassure: «On ne va pas forcer les gens, mais nos interlocuteurs sud-africains nous disent qu'ils sont prêts. La phase pilote vise justement à vérifier l'acceptabilité», et argumente: «De plus en plus de données plaident pour un traitement de plus en plus précoce pour la santé individuelle.»

Ses déclarations de 2008, les regrettent-ils ? Pas sûr. «En deux ans, les gens ont peu à peu accepté l'idée de l'efficacité du traitement au niveau individuel, ils s'y sont habitués. Bien sûr, nos déclarations avaient un caractère péremptoire et provocant. Mais lorsqu'on veut lancer un pavé dans mare, il faut lancer un pavé, pas un caillou.» 

>>> Vienne 2010
Toute l'actualité de Vienne 2010 est sur Vih.org. A l'occasion de la conférence, Vih.org s'associe à Libération.fr et Yagg.com. Les photos et l'ambiance de la conférence sont sur Vu, le regard de Vih.org.

Commentaires

De mieux en mieux

De mieux en mieux. Après Favereau on ne pouvait guère mieux faire.
Avez-vous assisté à la table ronde sur le TASP qui précédait la conférence ?

Au fait il faudrait que vous nous citiez l'accumulation de données en faveur de sa thèse...

Car la seule particularité de ce qu'a pu affirmer la commission Suisse c'était de prétendre qu'une personne sous traitement efficace ne pouvait pas transmettre le virus du sida. Or sur ça, y a toujours pas grand chose sous le soleil.

L'intérêt du traitement dans la réduction de l'épidémie, tout le monde le dit depuis bientôt 10 ans !

Ça devient de plus en plus du grand n'importe quoi les gens qui parlent de la lutte contre le sida.

Précision : celle de Madrid

Précision : celle de Madrid publiée en 2010 avait été prise en compte pour l'essentiel dans la méta-analyse de Suzanna Attia. C'est une re-sucée.

L'avantage avec cette nouvelle publication détaillée c'est qu'on y apprend que 50% des participants étaient perdus de vue. Compte-tenu du faible nombre de contaminations constatées c'est un peu chiant pour la qualité des données.

Seule étude nouvelle en la matière les données publiée à la CROI mais qui ne vont pas plus loin que ce que montrait Attia.

Cherchez l'erreur

Le gentil et studieux Manu, téléguidé par Didier Lestrade, personifie mieux que quiconque le «grand n'importe quoi» dans la lutte contre le VIH. Le grand n'importe quoi, c'est d'avoir été complice du silence des pouvoirs publics sur l'intérêt individuel du traitement pour la prévention. Si, dans les cabinets, pas mal de médecins osaient en parler avec les gens, c'était pour mieux nier l'évidence en public avec la complicité d'Act Up et de AIDES. Au mépris des droits des personnes atteintes et, surtout, de leurs partenaires.

L'enjeu aujourd'hui n'est pas de saucissoner les études pour essayer encore de grossir les risques résiduels, ce sera du temps perdu pour Manu et ses consorts qui, pour la énième fois, essayeront de déceler les failles de la méta-analyse d'Attia. Même Rouzioux a abandonné ce jeux-là.

Persister, c'est pitoyable, à mille lieux des véritables enjeux que ce soit pour les hétéros (majoritaires dans l'épidémie, en France comme dans le monde) ou pour les autres, mais criminel à l'égard des couples hétérosexuels dont un nombre incertain se sont contaminés car interdits d'informations sur ce sujet par les pouvoirs publics avec la complicité de quelques pseudo-activistes se targuant de leur sérologie comme si un virus dans le sang (ou cachés dans les compartiments) pouvait remplacer un cerveau manquant ou un vide sidéral de légitimité autre que biologique et identitaire.

Reda

Le grand n'importe quoi

Téléguidé par Lestrade... j'adore !

Le grand n'importe quoi c'est d'organiser le flou et l'amalgame autour de choses importantes pour permettre aux individus de s'approprier correctement l'information disponible. Le grand n'importe quoi c'est de vouloir décider à la place des gens des risques qu'ils devraient prendre en ne leur disant pas la vérité de ce qu'on sait et de ce qu'on ne sait pas encore. Le grand n'importe quoi c'est de passer allègrement du risque statistique au risque individuel.

Je ne cherche pas les failles de la méta-analyse d'Attia, à l'inverse je m'y réfère. La question c'est d'abord aujourd'hui de pouvoir disposer des études fiables qui nous permettent de savoir si réellement et dans quelles conditions le risque de transmission avec une charge virale indétectable pourrait être résiduel comme tu dis.

Le problème c'est simplement qu'on en est encore très loin.

Et ce n'est pas en faisant comme si nous avions déjà les réponses à ces questions que nous obtiendrons ces informations CRUCIALES pour les séropos et ceux qui les aiment.

intenable ! le débat est clos, la mise en oeuvre seule est ouver

Emmanuel Chateau a de plus en plus de mal à se défendre, et d'ici peu il s'écroulera définitivement, et ce sera l'heure pour ses amis de payer le mal inoui qu'ils ont fait aux séropositifs et à la prévention.

Il y a des chiffres qui ne trompent pas. "Sur 476 couples suivis, on observe 46 contaminations chez ceux ne recevant pas de traitement ( c'est à dire ceux à qui on rabache le baratin sur la capote ), et aucune chez ceux à qui on rabache le même baratin mais qui sont traités.

Le reste n'est que littérature .

Alors, d'où vient le problème , face à l'évidence ?

Cette prévention "TASP" vaincra le sida et cela malgré la libération de la sexualité. C'est moralement la victoire du vice pour les uns, et politiquement la victoire du capitalisme des grands labos. Là sont les enjeux masqués et les opposants à la TASP ne sont pas des gens bien intentionnés en terme de prévention : ceux sont :
1/ les puritains-moraux d'un coté
2/ certains homosexuels de l'autre , qui croient défendre leur bifsteak!

ces deux catégories ont des motifs très divergents, les premiers voient la fin de leur idéal ( le sida était un outil circonstanciel de leur politique , la capote étant le symbole assez "matérialisé" même, de la castration ), et les seconds sont débordés par la peur. Le lobby homo, extremement influent en matière sida, ou du moins celui qui est aux commandes de la prévention, appartient à une génération traumatisée qui n'a plus aucun recul et qui a été éloigné du rationnel par un traumatisme. On rajoutera que les militants de cette catégorie de militants de la prévention s'est aussi recrutée , et c'est logique, dans la partie la plus phobique du virus. La TASP va obligatoirement accélerer l'abandon de la capote, et augmenter le risque pour ces homosexuels d'être rejetés par ceux qui estiment ( et à juste titre ), que la sexualité avec préservatif est une sous sexualité de mauvaise qualité. Ce retour en force de la vraie sexualité a les mêmes effets sur eux que celui produit auprès de puritains moraux : une catastrophe intime.
Les motifs inconscients des acteurs au profil d'Emmanuel Chateau sont très personnels et n'ont rien à voir avec la prévention.

deuxio : l'intéret des associations à cacher l'effet préventif des traitements est également un question de survie face au danger judiciaire qu'il présente désormais pour eux; ces associations ont provoqué des contaminations directement par leur rôle en empechant des gens d'avoir les moyens de se protéger ( avec les traitements ), et en divulgant des informations les incitants à ne pas protéger leur partenaire en insistant par exemple sur le danger des effets secondaires ou l'enrichissement des "labos " qui font des profits en forçant la vente de médicaments. A croire que l'important est de couler le capitalisme d'abord et non se vaincre l'épidémie ( nous ne doutons pas un seul instant de cette priorité dans la pensée profonde de ces militants ).

tercio : Les homos de la tradi-prévention veulent RECULER la baisse du sida chez les hétéros par peur d'une stigmatisation à venir des homos , liée selon eux à loa mise en place des TASP. Ces derniers ont un effet prouvé , très fort, et rapide sur les nouvelles contaminations hétéros. Mais cela s'observe moins sur les homos !
En effet , à taux de dépistage égal et à comportement égal, les TASP n'ont pas le même effet.
Les hétérosexuels séropositifs non soignés sont 100 fois moins contaminants que les homos. Cette très forte transmissibilité du VIH par rapport anal chez le séropositif non soigné réduit l'effet protecteur pourtant total chez les homosexuels soignés : même si la moitié des séropositifs homosexuels soignés sont non contampinants, l'autre moitié non soignée est tellement contaminante que le séronégatif a presque les même chance d'être contaminé qu'avant au bout de 20 partenaires différents. Alors qu'au contraire, avec 50% de personnes dépistées /soignées chez les hétéros, c'est presque 50% de contaminations nouvelles en moins !
Ainsi, les Tasp profitent immédiatement et pleinement aux hétérosexuels, et peu aux homosexuels, à court terme, c'est à dire tant que le dépiostage n'est pas accru chez les homosexuels.

Le sida va avoir le visage d'une maladie gay à nouveau à cause des TASP : voilà la crainte secrète de militants homos de la prévention, pour qui la lutte contre la maladie est en réalité secondaire par rapport à leur vraioes motivations : la lutte contre l'homophobie.

Pourtant, le choc en retour sera terrible : les homos apparaitront comme ceux qui auront retardé la mise en place des tasp et lu recul mondial du sida . Si l'opinion publique était informée comme les experts et non désinformée par ce lobby préventif, l'extension des traitements, l'accès universel aurait été bien plus fort, care soutenu par des arguments utilitaristes ( la baisse CERTAINE du sida) , les seuls qui comptent pour le "généreux" grand public, pas si généreux que ça , mais qui sait calculer son intéret !
Enfin, pour ce qui est de l'écrasement social des séropositifs lié à la politique passée des Emmanuel Chateau, les associations sida "solidaires" des malades resteront comme l'une des plus grandes hypocrisies de l'histoire moderne, et le capitalisme laborantin va écraser durablement la supercherie associative tiers-mondiste, laquelle n'a jamais été tiers-mondiste mais n'a fait que défendre les intérets des homosexuels au détriment du tiers-monde et au détriment des minorités homosexuelles séropositives ( donc au sein de leur propre catégorie de population ): un fiasco annoncé .

Hirschel sera prix nobel de médecine une de ces années où les biologistes n'auront rien de trouvé de sensationnel, c'est une évidence. Son mérite n'aura pas été de découvrir une innovation biologique, mais il aura été le plus grand médecin du siècle en cours, au sens plein : celui qui aide les malades ( au lieu de les enfoncer comme le font nos "amis" associatifs, du siècle en cours ), et celui qui aura vaincu, et finalement à lui tout seul, le sida. car les biogistes qui ont découvert il y a 15 les traitements qui sauvent les malades, avaient ausi découvert sans le savoir les moyens de vaincre la maladie : mais sans Hirschel, cette victoire n'aurait pas eu lieu !

Cette prophétie bien poétique animée par le futur antérieur est aussi l'annonce d'un sérieux règlement de compte en préparation. J'envoie déjà les Chateaux en espagne, où il resteront une fois là-bas, ce qui ne saurait maintenant trop tarder.