Associations
La réorganisation annoncée des services VIH à Paris passe mal
Emmanuel Chateau d'Act Up-Paris et Alain Bonnineau de Aides nous expliquent dans la vidéo ci-dessus ce que la réforme peut changer concrètement et ce que demandent les associations à l'AP-HP.
Cet article a été précédemment publié sur Yagg.com.
Fermeture de lits, regroupement de services: depuis plusieurs mois, les usagers des hôpitaux, parmi lesquels les séropositifs, sont confrontés à des informations sur la réorganisation prévue des services. Ce qui génère angoisse et frustration.
À l'origine de ce cafouillage, la restructuration des hôpitaux, par la direction de l'Assistance publique -- Hôpitaux de Paris, dans un souci de faire des économies drastiques.
Un collectif d'associations tire la sonnette d'alarme
À plusieurs reprises, les associations, réunies au sein d'un collectif (qui regroupe Act Up-Paris, Aides, le Collectif des Patients Citoyens, Sidaction et l'Unals), ont tiré la sonnette d'alarme. Sur Yagg, le 9 février dernier, Bruno Spire, le président de Aides, dénonçait dans une tribune le "déficit de concertation", qui entoure la politique de l'AP-HP. Il avait cette formule qui résume bien l'état d'esprit des associations: "Les personnes vivant avec le VIH ne devront pas être la variable d'ajustement des politiques de réorganisation hospitalière".
Car depuis des mois, la réorganisation se prépare sans que les associations et les patients aient été consultés. Le 16 mars, le TRT-5 publiait un communiqué soulignant que la réorganisation faisait peser une menace sur la qualité des soins (lire ici). La fronde dépasse même le cadre de la région parisienne, puisque Act Up-Toulouse dénonce aussi ce que l'association considère comme un danger pour les patients.
Le compte n'y est pas
On a pu croire un moment que la mobilisation payait. À deux reprises, le collectif est reçu à l'AP-HP, le 18 et le 26 mars. Le directeur de l'Agence régionale de santé, créée le 1er avril et qui va désormais chapeauter la réforme, a lui aussi rencontré les associations le 14 avril. Mais pour les associations, le compte n'y est pas et elles s'impatientent (lire le communiqué sur le site du Copaci). Elles réclament désormais un moratoire sur la réforme et la tenue d'États généraux sur la santé.
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