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Etats-Unis

44 fois plus de cas de séropositivité diagnostiqués chez les gays

Une nouvelle analyse statistique des CDC américains (Centers for Disease Control and Prevention) confirme l'impact disproportionné du VIH/sida et de la syphilis sur les hommes gays et bisexuels. 

Le taux de nouveaux diagnostics de contamination par le VIH pour les hommes ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes (HSH) est plus de 44 fois supérieur à celui concernant les autres hommes et plus de 40 fois supérieur à celui des femmes.

D'autre part, le taux de syphilis primaires et secondaires parmi les HSH est plus de 46 fois supérieur à celui des autres hommes et 71 fois à celui des femmes. 

Multiples facteurs

Cette étude recense un certain nombre de facteurs complexes qui peuvent contribuer à ces taux élevés chez les HSH comme une forte prévalence du VIH et des autres IST, des prises de risque en particulier chez les jeunes et le recours à des stratégies de prévention moins efficaces que l'utilisation systématique du préservatif.

Pour la syphilis, les facteurs principaux sont l'ignorance des symptômes et du mode de contamination (par voie orale en particulier) de la maladie.

Pour obtenir ces chiffres, les CDC ont rapproché des chiffres de surveillance du VIH et une estimation de la taille de la population des hommes gays et bisexuels aux Etats-Unis - soit 2% selon des recensements nationaux.

Ces résultats ont été présenté lors de la conférence 2010 pour la prévention des IST, organisé par les CDC, du 8 au 11 mars dernier. 

> Lire le communiqué de presse des CDC (en anglais).

Commentaires

présentation biaisée

Très mauvaise présentation : les HSH utilisent le préservatif bien plus que les autres catégories, or le VIH ne conduisant plus à la mort, il est parfaitement logique que les HSH se passent de plus en plus du latex pour bénéficier d'une sexualité meilleure à l'instar des hétérosexuels qui s'en passent allègrement.
D'autre part, les séropositifs en charge virale SANGUINE faible ( facteur suffisant ) n'étant PLUS contaminants, les hétérosexuels dont les rapports sans préso sont très PEU contaminant nombre bénéficient d'une réduction immédiate de l'épidémie, quand au contraire cet effet préventif des traitements est annihilé chez les homos qui ne sont pas assez dépistés et qui contractent vite le VIH auprès de séropositifs non soignés ( ce risque étant 200 fois plus faible chez les hétéros ).

La cause de la distorsion croissante dans l'épidémie vient du fait que l'effet préventif des traitements est TOTAL auprès des séropositifs soignés. Seuls les séropositifs non dépistés sont contaminants, or les séropositifs homos contaminants le sont 200 fois plus que les séropositifs contaminants hétéros. Le dépistage agit donc à plein sur les hétéros, de façon IMMEDIATE, alors que chez les homos, il n'agit pas, même si les homos se protègent encore bien plus que les hétéros avec le préservatif, et dirons-nous, de façon totalement inutile et vaine : ils sacrifient ainsi leur sexualité sans le moindre espoir de résultat épidémiologique car....la capote est insupportable dans la durée et encore une fois a perdu sa raison d'être avec l'apparition d'alternatives bien plus satisfaisantes.

très bonne présentation

en revanche en ce qui concerne le titre, et qui rappelle que le sida est plus que jamais une maladie gay.
certains y voient une vérité à cacher, d'autres une menace qui pourrait stigmatiser la communauté si elle se protège moins ( certes, certes, et tant mieux ! )

devant l'attitude incroyablement stigmatisante de certains homos de la prévention contre les séropositifs gays barebackers, il me semble évident que l'attachement à cette "cause gay" ne peut plus guère être considérée que comme secondaire, et je crois bien plus pertinent de dire enfin que le sida est bien une maladie presque exclusivement gay et qui frappe injustement bien plus les homos alors que ceux-ci se protègent pourtant plus avec ce moyen si frustrant et si lamentable qu'est le préservatif.

Aux uns ( les hétéros ) le vrai sexe sans capote et sans maladie ( sauf accidentelle ), aux autres ( les homos ) le déplaisir et malgré tout la maladie. Autant dire qu'à ce tarif , la menace d'être stigmatisé ne pèse pas lourd et que la seule attitude digne est de refuser le préservatif et de réclamer une solution autre. Les homos de la prévention capote sont mes ennemis et je suis plus déterminé que jamais à les combattre.