TasP
HSH : comment évaluer le poids
des Haart sur la prévention?
En tant que co-auteurs du premier rapport ministériel sur la réduction des risques sexuels (RDRs) en France, on ne peut qu’être intrigués par la dernière publication dans AIDS de Fengyi Jin, auteur prolixe avec toute l’équipe de l’Université de New South Wales, en Australie, et déjà commenté pour d’autres travaux sur vih.org.
Pour cette étude, l’équipe de David P. Wilson, à qui on doit une abondante et importante littérature en matière de modélisation de l’épidémie chez les HSH (hommes ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes), a analysé les données issues de la cohorte incidente HSH de Sydney (1427 participants entre juin 2001 et décembre 2004). Le suivi s’est terminé en juin 2007. Il s’agissait de combler le manque de données sur le taux de transmission homme-homme, chiffre désespérément absent, l’article de référence de Vittinghoff portant sur des données collectées entre 1992 et 1994.
Dans cette cohorte, 1381 HSH ont répondu à au moins un questionnaire comportemental et ont eu un suivi sérologique. Finalement, 1136 HSH ont été intégrés dans l’étude, dont 46 des 53 hommes ayant connu une séroconversion VIH (identifiée dans la cohorte et par appariement avec les registres de nouvelles infections), pour un suivi médian de 3,9 années. Ces 1136 hommes ont rapporté un total de 228056 rapports anaux non protégés (UAI, unprotected anal intercourse). Parmi ces rapports, 56,1% étaient insertifs et 87% étaient rapportés avec des partenaires dits séronégatifs (seropositioning).
C’est à partir de cette population comptant «seulement» 46 séroconversions, et sur la base d’une hypothèse de prévalence de 10% chez les partenaires de statut sérologique «inconnu» et de 0,5% chez les partenaires se déclarant VIH négatifs, que les auteurs ont estimé le risque de transmission VIH par acte sexuel dans cette cohorte comme tel:
- 0,11% [IC95% : 0,02-0,24] pour les rapports (UAI) insertifs chez les circoncis;
- 0,62% [IC95% : 0,07-1,68] pour les rapports (UAI) insertifs chez les non-circoncis;
- 1,43% [IC95% : 0,48-2,85] pour les rapports (UAI) réceptifs avec éjaculation;
- 0,65% [IC95% : 0,15-1,53] pour les rapports (UAI) réceptifs avec retrait sans éjaculation.
Les auteurs ont rapproché leur calcul du risque VIH par acte des données de la littérature pré-Haart (highly active antiretroviral therapy). Données qui se résument essentiellement à l’article de Vittinghoff et al. paru en 1999 dans Am J Epidemiol, que l’on peut synthétiser dans ce tableau:
| Type de contact | Risque par acte/1000 rapports | Intervalle de confiance 95% |
| Rapport anal réceptif non protégé (VIH+) | 8,2 | 2,4–27,6 |
| Rapport anal réceptif non protégé (VIH+ / ?) | 2,7 | 0,6-4,9 |
| Rapport anal insersif non protégé (VIH+ / ?) | 0,6 | 0,2–1,9 |
| Rapport oral / éjaculation réceptive non protégée (VIH+ / ?) | 0,4 | 0,1–1,7 |
| Rapport anal réceptif protégé (VIH+ / ?) | 1,8 | 1,0–2,8 |
| Rapport anal insersif protégé (VIH+ / ?) | 0,4 | 0,1–1,1 |
Une donnée clé de la prévention
Rappelons que la question de l’évaluation du risque de transmission sexuelle du VIH est un point central de la réflexion sur les messages et les politiques de prévention en termes d’infection à VIH. La transmission sexuelle du VIH peut être évaluée de deux façons : la probabilité par acte (per-act), qui quantifie le risque d’infection par contact sexuel, et la probabilité de transmission par partenaire, qui mesure le risque cumulatif d’infection dû à la multiplication des actes sexuels avec un partenaire donné. Dans les deux cas, les probabilités de transmission dépendent de l’infectiosité du cas index (du partenaire VIH+) mais aussi des conditions de susceptibilité du partenaire non infecté par le VIH. Infectiosité et susceptibilité au virus dépendent de nombreux facteurs comportementaux, biologiques, génétiques, immunologiques liés à l’hôte et au VIH (Boily, Lancet, fév. 2009).
La méthodologie de calcul de la transmission par acte est globalement complexe car les conditions mêmes liées au cas index («le contaminateur») sont souvent méconnues : temps entre la séroconversion et l’exposition aux risques, types de rapports et de pratiques, nombre et type des rapports non protégés, durée d’exposition au VIH, cofacteurs dont on sait qu’ils augmentent considérablement le risque de transmission (stade de l’infection du cas index, mauvais usage ou absence du préservatif, absence de circoncision, ulcérations, IST, dysobservance sous HAART, charge virale VIH non contrôlée, pathologie inflammatoire génitale, etc.).
Sur le plan des publications scientifiques, l’évaluation du risque par acte sexuel a été l’objet d’une revue de la littérature par Crepaz et al. pour les rapports anaux non protégés chez les HSH aux Etats-Unis (AIDS, 2009).
Les points de discussion
Une fois de plus, cette étude pose la question de l’extrapolation de données protectrices des HAART et du contrôle de la charge virale observées dans d’autres populations aux HSH. Selon les auteurs, cette estimation du risque VIH per-act (2001-2007) est semblable aux données pré-HAART. On sait fort bien, dans un domaine si complexe et multifactoriel, que la dernière étude ne saurait être forcément celle qui a raison, et que les méta-analyses ont, de fait, du poids. On remarquera néanmoins un certain nombre de points de discussion de cette étude dont certains sont abordés par les auteurs:
- Il faut souligner la très grande difficulté de mesurer le risque par acte d'un contact VIH+ dans le cas des HSH. Pour les hétérosexuels, les évaluations prennent pour modèle le couple sérodifférent. Ce modèle d’étude est simple, avec pas ou peu de rapports hors du couple, un rapport sexuel le plus souvent vaginal, entre deux partenaires dont l’un est positif et l’autre négatif. Les partenaires sont le plus souvent exclusifs avec l'homme insertif, la femme réceptive. Dans le cas des HSH, le modèle n’est plus le couple sérodifférent mais un homme avec des partenaires multiples, réalisant des actes sexuels différents (insertif et réceptif, oral et anal), un même homme pouvant réaliser tous les types d'actes. S’agissant le plus souvent de partenaires nouveaux ou occasionnels, il ne sait pas complètement et donc ne peut pas rapporter de façon complètement fiable lesquels sont positifs. D’où les modélisations affectant un taux de séropositivité aux partenaires qui sont déclarés de statut négatif ou inconnu. Le calcul du risque constitue donc plus une estimation qu’une observation directe comme dans des études de couples sérodifférents.
- Avec 53 séroconversions sur 3,9 années, l’incidence dans cette population serait donc de 1,85 pour cent personnes/année ; ce point n’est pas discuté et aucune analyse de prévalence ne vient justifier les prévalences (10 % et 0,5%) prises comme hypothèse pour les partenaires séronégatifs ou de statut sérologique inconnu ; prévalences somme toute plus faibles que celles rapportées à New York, Amsterdam ou en France dans Prévagay.
- Par la force des choses, dans ce type d’étude, aucune donnée (comme c’était le cas dans la cohorte incidente HSH d’Amsterdam présentée à la CROI 2010) n’est disponible sur les caractéristiques des «contaminateurs» correspondant aux 53 séroconversions (charge virale? primo-infection? IST? quels traitements ARV, notamment pour les séroconversions de 2001? évaluation du pourcentage de diagnostics non faits dans la communauté? etc.) ; Rappelons que DP Wilson, ici dernier signataire, a confirmé le poids de la primo-infection comme étant un élément majeur dans la transmission du VIH (Sex Health, 2009 ; 6 (1) : 19-33).
- En ce qui concerne la transmission par rapport non protégé chez les HSH, elle est différente entre partenaire régulier et occasionnel ; ce point essentiel n’est pas abordé ici comme dans les précédentes publications de Jin et al. Pourtant, la majorité des études confirment que la prise de risque est plus importante avec les partenaires réguliers. Comme dans la publication de Sullivan (AIDS, 2009), il est à noter que l’incidence annuelle dans cette étude multi-sites nord-américaine est de 2,2%, (IC 95% : 1,7%-2,7%) et que la proportion de contaminations VIH dues au partenaire habituel varie selon les villes entre 52% et 74%.
- La question des IST comme facteurs d’accroissement du risque de transmission sexuelle, par dissociation charge virale plasmatique/spermatique et/ou augmentation de la susceptibilité muqueuse au VIH, n’est pas renseignée dans l’étude; or les auteurs reconnaissent que la prévalence des IST a augmenté dans la population HSH de Sydney durant la période d’étude.
- Le taux de couverture antirétrovirale dans cette population est-il une explication à l’absence d’effet des HAART sur le risque de transmission per-act? Selon les auteurs, il serait de 70 %. Et parmi les personnes sous traitement ARV, 75% auraient une charge virale plasmatique indétectable. C’est faible au regard des chiffres français, néerlandais ou même issus de la cohorte HSH de San Francisco (90 % de couverture ARV en 2008).
- Y a-t-il d’autres données chez les HSH? Oui, des données populationnelles. La dernière en date est la communication de Poupali Das-Douglas (communication orale #33) en ouverture de la session 10 de la CROI 2010, baptisée « Testing and transmission ». Utilisant un modèle de calcul de la charge virale communautaire médiane (CVL), cette équipe du département de Santé Publique de San Francisco a évalué dans un modèle de Poisson la relation entre cette CVL et le nombre de nouveaux diagnostics VIH, le taux de couverture par les ARV et l’incidence du VIH. Le tout dans une communauté HSH (N= 12512) étudiée entre 2002 et 2008. Où il apparaît une forte corrélation (p= 0,005) entre la baisse de la charge virale communautaire et la baisse du nombre de nouveaux diagnostics VIH ainsi que la baisse de l’incidence VIH durant la période d’étude.
Vers d’autres méthodes d’analyse
La principale conclusion qu’on peut tirer de cette étude est qu’elle ne permet pas d’infirmer ou de confirmer le poids des HAART en communauté HSH avec le calcul du risque de transmission VIH par acte, qui reste difficile à appliquer aux HSH. Les auteurs ne font d’ailleurs pas une comparaison mais un rapprochement avec les évaluations per-act publiées en 1999, et constatent que ce rapprochement des estimations ne met pas en évidence le changement qu’on pourrait attendre de la diffusion et de l’efficacité des HAART. La méta-analyse de S. Attia parue en 2009 dans AIDS avait d’ailleurs souligné l’absence totale de données permettant d’évaluer, chez les HSH, le risque per-act sous HAART et charge virale contrôlée, un risque qui dépend de nombreux facteurs.
C’est sans doute d’autres méthodes, comme le calcul de la charge virale communautaire et son lien avec l’incidence, que devraient venir des données plus tangibles sur l’intérêt du traitement, et éventuellement d’un traitement immédiat à des fins préventives (le TasP) en milieu HSH. Pourquoi pas en France ?
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Commentaires
jcm
Premièrement : les traitements empechent complètement la transmission chez les séropositifs en charge indétectable, aux rares exceptions négligeables près.
Cela est seul suffisant pour considérer l'intéret poréventif des traitements et l'occultation de cette information est un crime contre les malades.
Que cela ne suffise pas à enrayer l'épidémie de façon significative chez les HSH , contrairement aux transmissions hétérosexuelles, est une évidence. En terme épidémiologique , l'intéret préventif des traitements ne peut jouer que si les Haart sont données avec une couverture très importante. En effet, pour faire simple, peu importe que 8 séropositifs sur 10 soient non contaminants, car les homos ont tellemnt de partenaires ( pour la catégorie la plus exposée, très significative en proportion , qu'au bout d'un temps bref, ils tombent par necessité sur le séropo contaminant lors des rencontrres occasionnelles.
Il se trouve que l'information selon laquelle les traitementrs empechent les contaminations de la part des séroositifs est de plus en plus connue, or la peur de contaminer a constitué un élément essentiel pour continuer à mettre la capote.
Cet élément disparait.
La reprise des pratiques à risque est inéluctable, et la question de savoir s'il y a à réfléchir sur l'intéret préventif ne se pose pas : il n'y a pas de choix : c'est oui. Simplement, il faut que le taux de couverture soit au moins de 95% minimum, et pas de 80% . Un taux de 80% qui serait inespéré chez les hétéros feraient reculer le sida à la vitesse grand V . Il est insuffisant chez les homos.
Et je persiste : il faut être complètement idiot, compte tenu de la stigmatisation permanente contre les pratiques à risques , d'aller se faire dépister quand on prend des risques.
Vous n'êtes pas sortis de l'auberge : la politique actuelle : c'est grâce aux Haart, il y a accélaration de la reprise des pratiques à risques , et grâce aux messages de prévention du style "capote obligatoire ou séropo contaminateur assassin, etc...., il y a stagnation du dépistage, qu'on ouvre des centres ou pas.
L'étude australienne est totalement fondée : les Haart actuellement ne suffisent pas pour enrayer l'épidémie. On peut relativiser l'étude australienne avec la hausse des Ist non pris en compte dans la période récente etc....les faits sont là dans le's chiffres de chaque pays : l'écart de contaminations nouvelles va se démultiplier avec un recul très marqué chez les hétéros et une augmentation régulière chez les homos.
c'est plié .
Pour libérer les homos du sida, vous pourrez toujours baratiner sur la capote, ça ne marchera JAMAIS, parce que l'Histoire l'a PROUVE, et la capote pour ma ;part, je me battrai toujours contre. la solution la plus simple serait de laisser tomber et de foutre enfin la paix aux homos : il y a bien moins de morts du VIh chez les homos aujourd'hui qu'il n'y avait de morts par hépartites dans les années 80 où ils étaient heureux. La "santé publique" des homos, je m'asseois dessus , non par insouciance, mais parce que la question est très mal posée. Le VIH est un virus , la prévention est une peste.
L'autre solution, qui marche chez les hétéros, peut marcher avec les homos, si l'on met fin à l'exceptionnalisme du sida : dépistage obligatoire et répété pendant une décennie, sous la contrainte, avec restauration du secret médical, et élimination systématique de tous les acteurs anciens de la prévention, qui sont totalement contreproductifs car responsables des stigmatisations passées ( politique engendrant peur et culpabilisation ). Mise en place d'une banalisation du VIH = salubrité psychologique = éviter de confier la prévention à des psychopates phobiques qui raisonnent en quantité de virus ou de porteurs et non en quantité/qualité de vie.
La prévention actuelle détruit le bonheur et n'a pas un seul instant tenu compte ni de l'intéret du malade, ni de la repression insensée qu'elle exerce sur les séronégatifs !
L'étude australienne dit des chiffres vrais, mais cette étude est complètement inutile et totalement incomplète. Ses conclusions par contre sont clairement fausses , malgré des données recueillies acceptables scientifiquement.
jcm, vos messages laissent perplexe
où voulez-vous en venir ? mettre tous les séronegs sous ARV ? déjà, il faudrait être certain que la technique des PrEp est efficace pour éviter les nouvelles contaminations, or c'est précisément ce que l'on ignore en l'état actuel des choses (voir par exemple ici : http://www.vih.org/20090630/prophylaxie-pre-exposition-quelle-efficacite...)... et puis quand on sait que 70% des séropos dans le monde n'ont PAS accès aux traitement ARV, je trouve votre approche assez décalée (vous prenez le problème par le petit bout de la lorgnette comme si tous les séropos étaient déjà sous-traitement, ce qui est bien loin d'être le cas, on ne peut pas raisonner autrement que de manière globale et pas seulement nombriliste en ne considérant que la situation des séropos des pays les plus en avance sur l'accès aux traitements), d'autant plus qu'il faut aussi prendre en compte les autres IST, l'approche doit être globale et pas seulement centrée sur le VIH, vos ARV ne seront d 'aucune efficacité sur la syphilis ou d'autres maladies sexuellement transmissibles... de plus, vouloir mettre les séronegs sous traitement, et être sûr qu'ils le prennent, c'est facile à dire comme ça, dans votre idéologie fermée sur elle-même, mais dans le monde réel, ce serait une autre paire de manche... (votre problème, c'est que vous voulez absolument que le réel coïncide de force à votre idéologie faite de fantasmes, mais le réel est coriace...)
chez les séropos, le traitement, quand il est correctement suivi, rend la charge indétectable et le porteur du virus *quasiment* non contaminant... le problème est justement dans le "quasiment", le risque zéro n'existant pas... vous dites que les rares exceptions de contamination sont "négligeables" mais je trouve que justement, là vous allez un peu vite en besogne... ce n'est pas "négligeable" ni pour le séropo qui contamine ni pour le séroneg qui se fait contaminer, fussent-ils de "rares exceptions" (et avaler des médocs à vie c'est quand même pas une partie de plaisir !)... perso, en tant que séropo en charge virale indétectable depuis des années, je peux vous dire que je préfère le confort psychologique que me procure le préservatif dans mes rapports sexuels, à l'incertitude que j'aurais toujours quant au fait de savoir si je contaminerais ou pas mes partenaires en cas de rapports non protégés...
bref, pour résumer, je vous trouve totalement à côté de la plaque (tout enseignant et donneur de leçons que vous êtes), mais cela ne vous empêche pas d'être persuadé d'être le seul à avoir raison contre tout le monde et de quasiment mériter le prix nobel ^^
in-su_pportable !
Une petite remarque Phil :
Il semblerait que vous ayez pleinement conscience de la réalité sur l'efficacité des HAARTs dans les pays riches. Je ne vois pas ce que vient faire votre objection hors sujet sur la disponibilité incomplète des traitements dans les pays pauvres.
POURQUOI L'ACCES EST_IL SI FAIBLE DANS CES PAYS ?
Tout simplement parce que l'opinion occidentale a été désinformée par les gens comme vous , qui ont fait croire que les traitements prolongeaient la vie de malades contaminants , augmentant ainsi l'épidémie ! Aujourd'hui encore, les associations que vous représentez , participent à cette occultation. Vous êtes exactement comme le Pape, quand il dit que le risque n'est pas nul avec le préservatif. La sécurité est "quasiment" totale avec le préso, mais ce quasiment, très curieusement ne vous gêne en rien. VOTRE ARGUMENTAIRE EST IRRATIONNEL, VOUS ETES EN CONTRADICTION PERMANENTE, UTILISANT DES ARGUMENTS QUE VOUS DENONCEZ CHEZ D'AUTRES. Vous êtes en réalité malhonnête, car vous avez pleine conscience de votre contradiction, et vous ne faites que jouer sur l'efficacité affective d'un argumentation. ce qui dit l'Eglise est nul parce que c'est l'Eglise. Dites la même chose et ce sera accepté parce que c'est vous. Voilà votre système.
Votre statut de victime de l'homophobie sera de très peu de poids pour que je vous accorde la moindre excuse à vos malhonnetetés et à vos exactions contre les séropositifs dont vous reprtésentez la branche la plus pourrie et définitivement irrécupérable moralement.
la faute à qui ?
Après avoir insisté sur la réalité de la petitesse de l'effet actuel des traitements sur la dynamique de l'épidémie auprès des HSH ( et rappelé que c'est TOUT LE CONTRAIRE , chez les hétéros..;), je fais un deuxième commentaire sur les objections à ce rapport, étalées dans la publication de VIH;org au dessus . Elles sont toutes pertinentes et fondées.
Je retiens qu'en réalité, il s'agit pour les auteurs australiens de cantonner leur étude à une apparence , la faiblesse actuelle de l'effet préventif des traitements chez les homos, afin de mieux en occulter la potentialité. Toutes ces études australiennes sont ORIENTEES dans des vues idéologiques : assurer la suprématie de l'injonction comportementale au nom de la prévention, pour conbtrôler la sexualité = la "médecine" au service d'une idéologie morale.
L'étude australienne chercherait-elle à discréditer la stratégie préventive alternative par les traitements/dépistage ? c'est une évidence. Remarquons enfin que , au nom de l'intéret public, et compte tenu du très faible nombre des homosexuels, il ne doit en aucun cas être omis de faire remarquer que le sida hétérosexuel est en réalité totalement vaincu en Occident : il recule et rapiement. A ce titre , le sida ne constitue plus du tout une menace ni importante ni urgente pour la santé publique .
Dans la mesure où les homos peuvent très bien s'accomoder de vivre avec le VIH, car l'espérance de vie est désormais tout à fait satisfaisante, la seule question qui reste à résoudre est celle de la stigmatisation organisée du sida . Meme chez les homos, le sida est un problème de fond RESOLU : il ne reste plus qu'un problème politique et social, une manipulation de l'image du sida.
les études autraliennes ne sont qu'une publication réactionnaire cherchant occulter la faute majeure commise contre la santé publique en sacrifiant les séropositifs hétérosexuels , en ayant caché pendant une décennie l'effet préventif radical des traitements chez les hétérosexuels. cela fait plus de 10 ans qu'on aurait pu faire reculer le sida non seulement plus rapidement chez nous , mais également dans les pays pauvres . Ce qui est inéluctable, c'est la mise en cause d'un lobby "pseudo préventif" homosexuel, en collusion de fait avec une idéologie réactionnaire entretenant la culpabilité du sexe, laisant contaminant des hétérosexuels en leur cachant les données Hirschel : c'est à dire qu'on a préféré que des séropositifs soient coupables plutot que de leur donner les moyens de ne plus être contaminant même sans préservatif.
On a sacrifié la santé publique au nom d'une morale, d'un coté ( qu'on appelera idéologie conservatrice, américaine ou autre ), et en cédant à la peur ( chez les homosexuels qui ont également organisé l'occultation de l'effet préventif des traitements ).
merci jcm
de ne pas m'avoir répondu, ça apporte de l'eau à mon moulin et en enlève au vôtre (qui tourne en circuit fermé)
:o)
JCM Là c'est grave !
Monsieur,
C'est avec stupeur que je découvre votre prose. J'ai peur de comprendre ça doit être une erreur.
Je vous cite : "Premièrement : les traitements empêchent complètement la transmission chez les séropositifs en charge indétectable, aux rares exceptions négligeables près."
Aux rares exceptions négligeables près !
Celui qui se retrouve plombé a juste perdu à la roulette russe c'est ça ?
Incroyable !
A vous lire tout le monde nous ment c'est vous qui avez raison !
D'ailleurs vous avez fait médecine non ?
Vous exprimez vos idées nauséabondes sur la page de spécialistes qui se battent tous les jours pour endiguer cette épidémie et sauver des vies.
Les spécialistes HIV savent vous prescrire un traitement vous permettant d'avoir une charge virale indétectable mais pour le reste ce sont des abrutis qui vous oppriment.
Juste parce ce que vous refusez d'utiliser...un bout de latex !